Saviez-vous que la France a le plus fort taux d’activité des femmes¹ dans l’Union Européenne ?
La norme nationale est devenue celle de la femme au travail et non plus celle de la femme au foyer ! Le pourcentage de femmes actives de 15 à 64 ans est passé de 51,5 % à 63,8 % entre 1975 et 2005 (sources : INSEE). Cette forte croissance est l’une des mutations majeures de la seconde moitié du 20ème siècle. Malgré leur participation active et croissante à la vie économique française, les femmes n’en continuent pas moins de souffrir de discriminations et d’inégalités persistantes : salaire, responsabilités, chômage, précarité²... Côté études, les femmes obtiennent des diplômes de plus en plus élevés mais les filières de formation restent fortement sexuées et les femmes obtiennent souvent des qualifications moins porteuses que celles des hommes. Côté emploi, près de la moitié des femmes actives ayant un emploi sont employées (48,4 %), tandis que plus d’un tiers des hommes sont ouvriers (35,3 %). De fait, les métiers d’ouvriers sont occupés à 82,4 % par des hommes tandis que plus des trois quarts des employés sont des femmes.
Le secteur de la construction et du cadre de vie n’échappe pas à ce constat. Pourtant, force est de constater que les mentalités évoluent et que les femmes délaissent de plus en plus leurs escarpins pour chausser des chaussures de sécurité et se coiffer d’un casque de chantier… Qu’elles soient chefs d’entreprise, salariées, conjointes d’artisans, sur le chantier ou dans un bureau, les femmes sont de plus en plus nombreuses à faire du bâtiment leur profession !
¹ Taux d’activité des femmes : rapport entre les femmes actives (en emploi et au chômage) et la population féminine en âge de travailler.
² La loi du 23 mars 2006 sur l’égalité salariale a pour objectif la suppression des écarts de rémunération entre les femmes et les hommes dans un délai de cinq ans, sur la base d’un diagnostic effectué dans les entreprises à partir d’indicateurs. À l’issue de la conférence sur l’égalité professionnelle et salariale qui s’est tenue à l’automne 2007, le gouvernement a souhaité accélérer la mise en oeuvre de ces dispositions en prévoyant l’adoption d’une sanction financière à compter du 1er janvier 2010 pour les entreprises qui n’élaboreront pas un plan de résorption des écarts de rémunération entre les femmes et les hommes. (sources : Ministère du Travail, des Relations Sociales, de la Famille et de la Solidarité)
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